La Ligne Verte

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Voilà un vieux compte que j’ai à régler. Je vais essayer de ne pas trop m’attarder sur ce film, ce serait lui faire trop d’honneur. Mais cela fait trop longtemps que j’entends tout et n’importe quoi au sujet de “la Ligne Verte”, aussi il est temps de mettre les choses à plat.

De quoi parle ce film : du couloir de la mort d’une prison américaine au début du XXème siècle dans lequel se déroule des manifestations paranormales.

Que dit le film en substance : que la peine de mort c’est triste mais que quand même des fois, c’est bien mérité. Je passe sur l’éloge faite de la loi du Talion.

Comme j’ai pu le reprocher à Michael Moore, je reprocherai à Frank Darabont et à Stephen King (auteur du livre qui a inspiré le film et qui décidément prouve quel écrivain navrant il est) de traiter d’un sujet grave avec peu de sérieux et d’intelligence. 3h08 pour finalement nous pondre un film aussi sirupeux qu’idéologiquement dangereux, ça fait long.

Je profite de l’occasion pour ajouter qu’on peut être pour ou contre la peine de mort, je suis prêt à en débattre, mais ON NE PEUT PAS et ON NE DOIT PAS être à moitié pour ou à moitié contre. Si on est contre alors on l’est par principe, parce qu’on pense qu’une vie est sacrée, qu’elle n’appartient à personne, bref qu’on est animé d’une conviction intime, philosophique ou encore religieuse. Une vie est une vie et penser que telle ou telle personne mériterait la mort parce qu’elle a commis tel ou tel acte, aussi grave soit-il, est le début d’une ignoble dérive.

Notons aussi qu’aux Etats Unis, où la peine de mort sévit encore dans de nombreux états, celle-ci n’a rien réglé ni même amélioré : elle ne fait PAS baisser la délinquance et elle ne soulage PAS les familles des victimes.

Mais revenons au cinéma, au vrai cette fois. Frank Darabont n’est pas forcément un mauvais bougre et il est notamment l’auteur de deux très bons films : “les Evadés” et “the Mist” tous deux adaptés de Stephen King (encore…) mais il sera mis au crédit du réalisateur qu’il a su insuffler une certaine classe à ses films, classe définitivement absente des romans de King.

Enfin, sachez qu’il existe au moins un excellent film sur la peine de mort, à savoir “la Dernière Marche” de Tim Robbins avec Susan Sarandon et Sean Penn.

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