The Chaser

 

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Nouvelle incursion dans le cinéma Sud-coréen avec "the Chaser". Il y a en effet beaucoup de film coréens dont j’aimerais parler, mais on les doit principalement à deux réalisateurs dont j’ai déjà parlé ici donc place aux nouveaux ! Ou plutôt au nouveau : Na Hong-Jin, jeune réalisateur de 34 ans au moment des faits qui réalise là son premier film.

Ce qui surprend chez les cinéastes coréens c’est qu’ils n’ont peur de rien : ils ne font pas des films de genre, ils explosent littéralement les genres. Old Boy, Memory of Murder, the Host, trois films qui déjà faisaient la nique aux Américains (et pas n’importe lesquels hein ! Spielberg, R. Scott, Fincher,…) et bien là, récidive ! Sauf que non content de signer un thriller haletant que ne renierait pas le réalisateur de Se7en et de Zodiac, Na Hong-Jin a digéré, exploité et magnifié tous les partis pris de ses ainés du pays du matin calme. Ainsi on retrouve chez lui la farce, quoique plus mesurée, et la critique sociale d’un Memory of a Murder, la noirceur, la folie et le marteau d’Old Boy et un style, une maîtrise de la camera qui n’appartiennent qu’à lui.

Visuellement, le film tient sacrément la route, il sait appuyer où il faut si besoin et laisser la situation parler quand elle ne nécessite pas plus. Mais Na Hong-Jin s’appuie sur un scénario fascinant, improbable et pourtant implacable. Tous les rebondissements qu’il offre sont tous inattendus et pourtant toujours sur le fil, toujours crédibles. Cette limite du ridicule qu’on trouve parfois chez les acteurs de génie, le réalisateur l’applique au traitement de son scénario. Cela donne un scénario haletant, éprouvant, passionnant dont on ressort exsangue…

Mais de quoi parle donc "the Chaser" me direz-vous ! Aaaaah par ou commencer ? Par le début sans doute… Le film est de toutes façons tellement riche qu’on ne risque pas de gâcher le plaisir du futur spectateur en dévoilant un bout de l’intrigue…

Jung-Ho est un ancien policier reconverti en proxénète (déjà…). Depuis quelques temps certaines de ses filles disparaissent. Sans trop s’en inquiéter au départ, il se met à penser qu’elles ont peut-être été enlevées par un malade. Ils se sert alors d’une de ses filles comme appât pour confondre le pervers en question. Ladite fille échoue dans sa mission d’informatrice et se trouve en bien mauvaise posture aux prises avec le (super)méchant. Plus inquiet que jamais Jung-Ho accélère ses recherches et se retrouve, après moult péripéties, en garde à vue avec ledit maniaque, persuadé de la culpabilité de ce dernier. Ses anciens collègues ne veulent pourtant rien entendre. Il faudra que l’assassin avoue lui-même les meurtres de 12 filles pour être un peu pris au sérieux par la police.

Je viens de vous raconter les 10 premières minutes du film et tout est comme ça sur près de deux heures…

Tout du long on est bringuebalés comme dans une machine à laver, envahis tour à tour par l’horreur, l’angoisse, la colère, le stress… Autant de sentiments violents qui nous laissent exténués au moment du générique de fin.

Comme souvent chez les Coréens, on se dit qu’on n’a encore jamais vu un truc pareil et c’est justement là toute la qualité de leur cinéma.

J’en redemande, forcément !

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