Once

Once

“Ce film m’a enthousiasmé pour le reste de l’année !”. Ce n’est pas moi qui le dit mais Steven Spielberg en personne.

On continue aujourd’hui dans la catégorie des films confidentiels (enfin plus ou moins parce qu’il a quand même reçu une flopée de prix, et notamment un Oscar pour sa bande son). “Once” est un petit film Irlandais à petit budget avec des acteurs inconnus et pourtant, il touche à de grandes choses.

Un chanteur amateur (et accessoirement réparateur d’aspirateurs) rencontre alors qu’il se produit dans la rue, une jeune immigrée Yougoslave. Tous deux passionnés de musique, ils vont tenter de mener à bien un projet : enregistrer la maquette d’un album pour se faire connaitre.

“Once” est un film simplissime mais pas simpliste pour autant. Il est difficile d’en parler sans dénaturer son propos qui, relaté ici pourrait prendre des allures gnan-gnan alors que le film est d’une délicatesse extrême, d’une justesse ahurissante pour un premier film et d’une universalité indubitable. Alors oui, très certainement que le film apportera quelque chose de particuliers aux musiciens de l’ombre, ceux qui rêvent de vivre de leur passion, mais la force de “Once” est justement de s’adresser à tout le monde : aux musiciens comme aux non musiciens, aux hommes comme aux femmes, aux immigrés, à ceux qui se sont fait larguer, aux Irlandais, à Spielberg et même aux réparateurs d’aspirateurs !

Comment un film aussi modeste parvient-il à une telle réussite ? Sans doute justement parce qu’il est modeste. Ses interprètes (acteurs pour la première fois) se livrent à l’écran au travers de ce qu’ils ont de plus intime : leur musique. Déjà amis et partenaires à la vie Glen Hansard et Marketa Irglova fournissent au film une alchimie émotionnelle hors du commun. Par petites touches et souvent en chansons, le film nous amène à réfléchir à l’amour, la déception, le doute, l’exil, le rêve, l’espoir, la famille et la création artistique.

Le film, à l’image de ses protagonistes qu’on prend volontiers pour des tocards avant que ceux-ci ne nous mette une grande claque d’émotion, parvient malgré (ou plutôt grâce à) son style quasiment amateur, ses acteurs inconnus, ses magnifiques chansons et sa générosité débordante, à nous tirer des larmes. Pas des larmes de tristesse, le film est d’ailleurs toujours plein d’espoir, mais bien des larmes de bonheur, éblouis que nous sommes par tant de beauté.

Film magnifique ? Assurément !

Publicités

Étiquettes : , , ,

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :