Les Petits Mouchoirs


Il est un peu étrange de venir vous parler d’un film sorti il y a 6 mois, que tout ceux que ça intéresse ont déjà vu au cinéma ou en dvd (ou pire !), mais que voulez-vous, moi je ne l’ai vu que tardivement…

« Les Petits Mouchoirs » est donc le 3ème long métrage de Guillaume Canet en tant que réalisateur. Il quitte le polar romantique (« Ne le dis à Personne ») dans lequel il avait excellé pour se lancer dans le film de potes. Avec des acteurs comme Jean Dujardin. Gilles Lellouche ou encore François Cluzet dans un rôle d’hystérique maniaco-dépressif hilarant, on se dit qu’on va bien se marrer. Et de fait on se marre : les scènes des fouines et de l’expérience des pots de riz sont de purs moment de comédie hilarante. Pour autant, on a souvent (tout le temps) tendance à rire jaune et pour cause : tous les protagonistes de l’histoire vont mal ou souffrent de psychoses handicapantes.
Le postulat de départ est assez déstabilisant : une bande d’amis décide de partir en vacances malgré l’état critique de l’un d’entre eux qui, rescapé de justesse d’un grave accident de la route (Jean Dujardin atrocement défiguré) se remet mal sur son lit d’hôpital.

Cet ami qui va très mal, absent de l’écran la plupart du temps mais dont la présence dans les esprits est étouffante, va être le révélateur des malheurs de ses camarades.
Ce que Canet réussit bien c’est de ne jamais tirer la couverture à l’un ou à l’autre de ses acteurs. Tous ont un rôle important à jouer et aucun ne l’est moins qu’un autre. Tous sont formidables et tous ont matière à exceller tant leurs rôles sont bien écrits. Car une fois de plus Guillaume Canet prouve qu’il est un auteur de talent avant d’être un réalisateur. Aidé par de vrais amis qui lui permettent de traiter d’un sujet qui de toute évidence lui tient à coeur, le réalisateur livre un film troublant, drôle et terriblement émouvant. L’émotion justement est toujours traitée avec beaucoup de tact, à l’exception de la grossesse du personnage de Marion Cotillard qui pousse un peu loin le pathos.
Le film et long (2h30) mais ambitieux et les acteurs prennent tellement de plaisir à jouer qu’on ne voit jamais le temps passer.

Au final le film ne peut se juger que sur l’émotion qu’il suscite ce qui est évidemment très subjectif, mais au regard des 5 millions d’entrées qu’il a engendré on peut se dire que Guillaume Canet a su parler aux gens avec un sujet qui n’appartient qu’a lui et donc que son film est une réussite.

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