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Analyse de séquence – the Social Network – Facemash

6 avril 2013

La séquence « Facemash » est la deuxième grosse séquence du film. La première est un champ / contrechamp entre Mark Zuckerberg et sa petite amie. Cette scène donnait lieu à u dialogue débridé entre les deux protagonistes et faisait preuve d’un talent d’écriture assez phénoménal. Si cette première séquence donnait le ton du film (intelligent et rapide) la deuxième a pour vocation de nous présenter plus en détail le personnage de Mark Zuckerberg, son intelligence aussi flamboyante que terrifiante et son arrivisme peu commun.

facebook haut

Pour cela David Fincher choisit d’illustrer un des faits d’arme du créateur de Facebook à savoir la création de Facemash, soit un petit programme en ligne permettant de voter pour la fille la plus sexy du campus d’Harvard. Pour arriver à ses fins, Zuckerberg s’assoit sur pas mal de choses dont la confidentialité et la moralité (déjà). Un sale gosse ouais, mais qui est capable de faire sauter la sécurité de nombreux sites internet, de créer un programme tout en blogant, en picolant et le tout en un temps record. À terme facemash fera sauter la connexion du campus. Soit un acte fulgurant en parti dû au dépit amoureux.

D’un point de vue cinématographique la séquence est un cas d’école tant son montage autant audio que vidéo est hallucinant de précision et de richesse. Les images se superposent à vitesse grand V, le pistes son se chevauchent et peu à peu les enjeux se dessinent autant que se dessine la personnalité froide et implacable de Zuckerberg. D’aucun diront que si ce personnage a interpelé Fincher c’est peut-être parce qu’il s’est reconnu en lui. Quoi qu’il en soit la séquence est brillante et en dit beaucoup sur le film, son personnage principal et peut-être sur son réalisateur.

Cliquez sur l’image pour voir la séquence

The Social Network

Total Recall

25 novembre 2012

Continuons dans les remakes avec « Total Recall ». Comme avec « the Amazing Spiderman » je dirais : « drôle d’idée » car après tout, passer après Paul Verhoeven peut paraître incongru. Quant à le remplacer par Len Wiseman (Underworld), cela semble pour le moins dangereux (si ce n’est suicidaire). Qu’en est-il au final ?

Quaid est un ouvrier enfermé dans la routine quotidienne avec sa jolie femme. Toutes les nuits Quaid rêve d’une vie qui n’est pas la sienne, une vie d’agent secret, avec une femme qui n’est pas la sienne non plus. Un jour Quaid fait la connaissance de Rekall une société qui propose de vous implanter des souvenirs. Vous voulez être milliardaire ou star du rock ? À défaut de le devenir, vous pouvez vous souvenir de l’avoir été. C’est moins cher. Cependant, quand vous êtes vous-même un ancien agent secret dont la mémoire a déjà été trifouillée, les ennuis ne vont faire que s’empiler.

Si Verhoeven laissait planer le doute sur la véracité de ce que vivait son héros et ce jusqu’à la fin du film qui n’apportait pas vraiment de solution, ce doute n’est pas vraiment exploité ici. Philip K. Dick (auteur du roman à l’origine des films) était un auteur infiniment complexe et l’adapter relève du casse-tête. Spielberg s’était d’ailleurs totalement affranchi de la complexité narrative de « Minority Report » pour livrer un gros (mais excellent) film de science fiction. Len Wiseman fait le même choix ici en privilégiant l’action et les effets spéciaux à la réflexion philosophique.

Et comment s’en sort Len alors ? Bien.

Soyons clair, vous ne retrouverez pas ici la profondeur narrative de la première version. Mais le réalisateur épaulé par des acteurs sexy (Colin Farrell, Kate Beckinsale et Jessica Biel) réussit ce qu’il avait totalement loupé avec « Die Hard 4 », à savoir un film d’action distrayant et bien fait. Les effets spéciaux sont très réussis et la mise en scène plutôt inspirée. Total Recall s’impose finalement comme un film distrayant et plutôt réussi dans son domaine, celui du film d’action sans prise de tête.

Une mention spéciale pour Kate Beckinsale qui s’acquitte avec classe et glamour de son rôle d’épouse mortelle. Passer après Sharon Stone n’était pourtant pas gagné.