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Warrior

26 janvier 2013

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Il y a des films comme ça qu’on ne voit pas venir. « Warrior » en fait partie. Pas de réalisateur vraiment réputé, un acteur et demi sur trois de connu et un scénario tenant sur un timbre poste. Mais alors qu’est-ce qui fait que « Warrior » est un si bon film ?

Tommy revient d’Afghanistan. Il retrouve son père avec qui il est fâché pour que celui-ci l’entraine au free fight afin de participer à une compétition dont la récompense est une importante somme d’argent. De son côté, le père de Tommy tente de renouer le contact avec son autre fils, Brendan, qui lui aussi a pour projet de participer à cette même compétition. Les trois hommes se retrouveront autour d’une arène grillagée où ils règleront peut-être leurs rancoeurs.

Au premier abord, on a affaire à un film de bonhomme. Rugueux, violent et qui sent la sueur. Mais rapidement, les confrontations père/fils, frère/frère et mari/épouse font place à une réelle sensibilité et là était tout l’enjeu du film car les combats sont tellement puissants et bien menés qu’il fallait que les scènes hors du ring apportent autant de puissance voire de violence. Il fallait pour cela des acteurs de haut vol capables d’être crédibles au combat mais aussi de tomber la carapace pour faire preuve de l’émotion nécessaire au récit. Et Tom « Bronson » Hardy et Joel Edgerton ne faillissent jamais à leur tâches. Le premier fait preuve d’une violence bestiale sur le ring et d’une retenue bouleversante en dehors. Joel Edgerton joue quant à lui un homme si différent du premier qu’il ne fait aucun doute à l’écran que ces deux là sont frères. Plus réfléchi, il est le seul personnage du film à être bien campé sur ses deux pieds, déjà en accord avec lui même et les choix qu’il fait.

N’oublions pas non plus Nick Nolte en ex père violent et alcoolique qui, plus que le pardon, cherche à terminer l’éducation de ses fils, d’une manière ou d’une autre. L’acteur fait preuve d’une émotion à fleur de peau qui tire les larmes à quasiment chacune de ses apparitions. Très certainement l’un de ses plus beaux rôles.

Rendons enfin hommage à Jennifer Morrison, la Cameron de « Dr House », quasiment seule femme du film, qui par ses craintes, son rejet des combats, l’amour qu’elle porte à son mari et finalement l’enthousiasme dont elle fait preuve, parvient à apporter une dimension supplémentaire aux scènes se déroulant dans la cage.

À la force des poings mais aussi et surtout des sentiments « Warrior » vous malmène, vous secoue, jusqu’à vous transpercer en plein coeur.

Un des plus beaux films de 2012, tout simplement.